Côte d’Ivoire : Filets en berne au village de pêcheurs

Publié le 30/12/2016 à 08:35

À 16 kilomètres d’Abidjan, sur la route de Dabou se trouve Bimbresso. Un village de pêcheurs au large de la lagune Ebrié. Nous y avons rencontré Baka Maya, sexagénaire originaire du Ghana, comme la plupart des habitants de cette bourgade qu’ils ont surnommée Wranso.

Par David Dolégbé

Couché dans son hamac, la peau effritée par les années de travail, Baka Maya nous conte son aventure dans les eaux ivoiriennes. Elle a débuté en 1978, à Port Bouët. Il s’y est installé avec femme et enfants, avec la pêche comme seul moyen de subsistance. Pour lui, les années 70-80 étaient les meilleures. L’activité était florissante. « … On gagnait des crevettes et du poisson. Mais, maintenant, ça ne va plus », relate-t-il avec nostalgie.

20160825_143610Si nous l’avons trouvé à la maison ce jour, c’est parce que le mois d’août correspond à une période de « repos » pour les pêcheurs de Bimbresso. « L’eau est froide, actuellement on ne travaille pas », précise-t-il. Réussir à gagner 10 000 francs CFA dans cette période serait une prouesse.

Il y a cependant une autre raison à la baisse du rendement des activités halieutiques à Bimbresso. « Les déchets plastiques remplissent nos filets. Donc, on ne gagne rien », se lamente-t-il, en montrant du doigt les lieux où ont été stockés les débris de plastique recueillis dans leurs filets.

Pour le moment, ce sont des bateaux de fortune qui viennent ravitailler les habitants en poisson. Une situation paradoxale pour des personnes dont les principaux revenus proviennent des ressources halieutiques. Et ce, depuis la création du village en 1964.

Source L’Essentiel

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